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LA COMMUNICATION INTER-HUMAINE UN PEU DE PSYCHOLOGIE

5 clés pour mieux communiquer

La communication n’est pas si simple que ce que l’on croit. Beaucoup de mes coachés en font les frais.
Maladresses, mauvais positionnement, intonation, mots mal choisis ou encore incompréhension commune du message passé, la liste est longue…
Tout ceci fait que la communication, au-delà d’un comportement adéquat selon les situations, demeure un art.

LES DIFFICULTÉS DANS LA COMMUNICATION

La difficulté première est le positionnement et la compréhension des émotions de chacun.
L’erreur que nous faisons la plupart du temps est que nous prêtons nos intentions, nos valeurs, nos croyances aux autres. Nous jugeons selon nos propres critères et notre propre expérience ce que l’autre pense, imagine ou comprend. C’est là que le bât blesse.
Partant du postulat que l’autre pense comme nous, nous devenons intolérants. En effet, nous l’imaginons agir et réagir de la même façon que nous car nous lui prêtons nos intentions. Cette intolérance peut se manifester de diverses façons : cris, irritabilité, ton qui monte, agressivité, conflit… Cela peut même aller jusqu’à la dispute voire même l’agression physique. Tout dépend de notre degré de frustration.

La seconde difficulté est l’écoute. Souvent, on n’écoute pas vraiment le fond de ce qui est dit, mais on répond comme ça, juste pour répondre. Or, le comportement de la personne en face, ainsi que ses réactions, sont sources précieuses d’informations. On ne doit pas les négliger si l’on souhaite communiquer de manière optimale.
Chaque comportement jugé excessif relève d’un besoin caché inassouvi. Il est important d’être bien au clair avec cela. Nous ne sommes pas la cause de la colère ou de l’énervement de l’autre. Nous correspondons plutôt à l’élément déclencheur qui renvoie à une frustration non écoutée.
Exemple : une personne va hurler sur son enfant car il n’écoute pas ou il ne range pas sa chambre. Ce n’est pas l’enfant qui est à l’origine du problème mais c’est l’élément déclencheur d’un besoin non assouvi. Ici, le besoin d’être respecté, le besoin de se faire entendre, d’exister (besoin de reconnaissance dans la pyramide de Maslow).

La troisième difficulté, et non des moindres, est la flexibilité grâce à l’objectivité. C’est-à-dire savoir se mettre en retrait sur une situation donnée. Il est primordial d’analyser les faits et dires de la manière la plus objective possible.
J’aime bien parler du jeu des 3 chaises. Ce jeu consiste à parler pour soi, puis pour la personne d’en face (c’est à dire selon son point de vue) puis à parler selon le point de vue d’une troisième personne imaginaire. Celle-ci serait totalement neutre et s’appuierait sur le factuel et non le subjectif.
L’objectivité mène à la flexibilité.
Faire preuve de flexibilité est la plus belle démonstration d’intelligence. Cela montre que nous choisissons ce que nous disons ou faisons. Certains diront que c’est de la faiblesse, d’autres de la sagesse… En ce qui me concerne, je dirais plutôt que c’est tout simplement ce que nous appelons le libre-arbitre.
Le libre-arbitre est cette capacité que présente l’être humain à faire des choix en conscience, de manière totalement éclairée et objective.
Le libre-arbitre renvoie à la notion de responsabilisation de nos faits et gestes.

LES 5 CLÉS POUR MIEUX COMMUNIQUER

Je vais essayer de vous expliquer au mieux la démarche consciente et, une fois cette habitude prise, inconsciente qu’il est préconisé de suivre pour mieux communiquer.
Pourquoi je parle de conscience puis d’inconscience ?
Car au début, vous aurez l’impression de peser vos propos, de calculer ce que vous direz et c’est normal. Comme tout nouvel apprentissage, il faut un temps d’adaptation avant de devenir inconsciemment compétent. Cela prend environ 1 mois de pratique quotidienne pour que le cerveau s’habitue à de nouveaux modes de fonctionnement et crée de nouveaux schémas inconscients.
Rappelez-vous lorsque vous avez appris la conduite et regardez-vous maintenant. Voyez tout ce que vous arrivez à faire en conduisant. Vous êtes inconsciemment compétent(e)s.

Clés numéros 1 et 2 : Toujours exprimer son ressenti et ne pas prédire le ressenti de l’autre. Utiliser le “je” (1) qui nous implique et non “le tu qui tue”(2). Le pronom “tu” est perçu comme accusateur. N’impliquant pas la personne qui le prononce, il blâme de tous les torts celui à qui il s’adresse.
Le fait de parler de son ressenti va permettre une identification de la part de votre interlocuteur. Cela va réveiller, dans un sens, une certaine empathie.

Clé numéro 3 : Partir du principe que chacun est responsable de ses émotions.
Dans une conversation, il y a un émetteur et un récepteur. L’émetteur est responsable de la façon dont il émet autant que le récepteur est responsable de sa façon de recevoir. C’est vous qui avez le choix de vos émotions. On ne peut tenir l’autre pour responsable de nos propres failles et lacunes.

Clé numéro 4 : Parler avec assertivité. C’est-à-dire faire entendre ses opinions sans empiéter sur l’opinion de l’autre. Partir du principe que personne n’a tort ni raison. Toute argumentation est bonne à entendre du moment qu’elle se base sur son ressenti et sa vision sans brimer l’autre.

Clé numéro 5 : Formuler une demande claire. C’est-à-dire ne pas préjuger de ce qu’à compris ou non votre interlocuteur. Si votre demande est claire, et qu’elle correspond exactement à ce que vous souhaitez, la réponse sera, elle aussi, éclairée et justifiable. Les demandes à demi-mot sont sources de conflits car nous supputons que l’autre sait.
Ne prêtez pas vos intentions aux autres, ils ne sont pas dans votre tête !

Si vous avez l’impression d’avoir de grosses difficultés de communication, contactez-moi via le lien ci-dessous afin que nous en parlions ensemble. Nous discuterons brièvement lors d’un appel téléphonique gratuit qui vous permettra d’y voir plus clair dans votre situation à améliorer.

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