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ESTIME DE SOI LA COMMUNICATION INTER-HUMAINE

J’ai du mal à dire “non”

Dire un simple “non” peut être un calvaire pour beaucoup d’entre nous. On n’ose pas contrarier la personne en face de nous, on n’ose pas la vexer, lui tenir tête ou encore lui faire de la peine. Alors on acquiesce, tout le temps, on dit “oui”, même à des choses qui ne nous conviennent pas.
Mais pourquoi est-ce autant difficile de dire “non”?

LE REGARD DES AUTRES

Si on refuse de faire quelque chose, nous sommes persuadés que cela va éveiller un jugement à notre égard dans la tête de la personne à l’origine de la demande. Nous, qui essayons de plaire à tout le monde en étant gentils et en démontrant que nous sommes une bonne personne, dire “non” équivaut à reconnaître notre égoïsme !! Mais quelle horreur, plus personne ne va m’aimer !
Vous l’avez bien compris, j’exagère gentiment en parodiant un peu.

Lorsque nous avons envie de dire “non”, le plus dur est de ne pas se justifier derrière. Pourquoi voulons-nous absolument nous justifier? Pour ne pas que l’autre pense de nous que nous sommes une mauvaise personne. De là naît cette angoisse où nos valeurs nous tiraillent entre le “j’aimerais bien l’aider” mais “j’en ai ni l’envie, ni le temps, ni l’énergie”.
Il/Elle va penser que je suis un être immonde, c’est certain il/elle ne va plus me parler”.

Alors on culpabilise car on se dit qu’on passe pour ce que l’on n’est pas. On se dit que les valeurs qui sont les nôtres seront incomprises à travers ce “non” et qu’il est possible qu’on nous aime moins par la suite.

REPRENONS POINTS PAR POINTS

Une simple demande à laquelle nous n’avons pas envie d’accéder pour des raisons qui nous regardent peut nous pourrir une après-midi de rumination. Une demi journée à chercher comment répondre par la négative à cette personne sans passer pour un rustre. Vous imaginez la perte d’énergie ? Alors qu’il suffirait juste de dire “non, je n’ai pas envie” ou “je n’ai pas le temps”, ou “je ne peux/veux pas” pour passer à autre chose.
Comment faire pour arrêter cette torture mentale qui, finalement, me fait toujours céder et m’épuise ?

Si la personne répond violemment à votre “non, c’est qu’elle ne formule pas une demande à votre égard mais une exigence. A ce moment-là, il est bon de se poser la question de la nature de votre relation avec cette personne et si cela est sain ou pas.
Une personne qui exige d’une autre en général à un besoin non assouvi latent. Ce besoin n’est pas comblé par elle-même et, de ce fait, elle attend que l’autre le comble d’où la réponse agressive au “non”.
Vous n’êtes pas responsables des problèmes ni des émotions des autres.

Si vous pensez que vous perdez des amis, ou qu’on va moins vous aimez, ou que vous n’existez pas si vous dites “non”, c’est tout l’inverse. C’est en disant “non” que vous allez exister justement à vos yeux. Dire “oui” pour exister aux yeux des autres équivaut à se dire “non” à soi. Pour reprendre son existence et exister sans réserve, il est préférable de dire “non” aux autres lorsque cela ne passe pas certains filtres (que je citerai plus tard) et se dire “oui” à soi.

Posez-vous la question de qui force votre oui” dans la majorité des cas et analysez ceci.
Est-ce tout le monde ?
Est-ce que cela se produit plutôt sur le plan professionnel? Personnel? Familial ? De couple ?
Demandez-vous qu’est-ce qu’il risque de vous arriver de manière objective, logique et certaine si vous dites “non”?

LA PERFORMANCE EST PARASITÉE

A force de dire “oui” à tout le monde, on reporte nos propres objectifs. On se retrouve à aider un maximum de personnes et , au final, on ne s’aide pas nous-même et on stagne.
C’est là que le travail sur soi intervient. Ce travail d’introspection où il est bon de comprendre pourquoi on veut absolument que tout le monde “nous aime” à travers notre “oui”.
La formule de la performance est la suivante : POTENTIEL – INTERFÉRENCE = PERFORMANCE.
Si vous enlevez toutes les interférences que vous vous imposez vous-même, vous augmentez votre potentiel, indéniablement.
Comment faire ?

POSER DES LIMITES CLAIRES


Établissons un filtre :
– Si je n’ai pas le temps
– Ou que je n’ai pas l’envie
– Ou encore que je n’ai pas l’énergie pour le faire
Je dis “non”!!
Je dis “non” si un seul de ces critères est validé !

L’important est de ne pas emmagasiner des “oui” jusqu’à celui qui vous fera “exploser” en mode “cocotte-minute”.
Le respect de votre écologie commence ici, en définissant ces fameuses limites claires.
Analysez dans quel cadre et rapport la demande est formulée ainsi que sa légitimité. Ne prenez pas de décision hâtive et faites confiance à votre intuition. Écoutez-vous, c’est le plus important. Pensez à vos limites et à vos filtres et connectez-vous à ce que vous désirez vraiment.

Si vous avez des difficultés à fixer des limites claires dans votre quotidien, n’hésitez pas à me contacter afin de prendre un petit rdv téléphonique gratuit de 15 minutes pour que nous discutions de votre situation.

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