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LA COMMUNICATION INTER-HUMAINE

Le fait de se plaindre

Vaste sujet que le fait de se plaindre.
Je sais que je vais en secouer beaucoup. Cependant, je pense qu’il est très important de comprendre nos fonctionnements et pourquoi certaines personnes ont tendance à s’enfermer dans la complainte au lieu d’agir.

Se plaindre, c’est exprimer sa peine, sa douleur en cherchant de la compassion, de l’approbation. Cela a pour objectif d’évacuer nos émotions désagréables et de ne pas tout garder en nous. Il y a une fonction de décharge.
On pourrait trouver d’autres mots dérivés de la même famille d’intention mais qui ont une autre perspective.
Si nous prenons le fait de se confier, on est davantage dans l’expression d’un ressenti pour se libérer. Cela permet de guérir un tantinet de honte, un soupçon de culpabilité et d’être rassuré(e).
On distingue également le simple fait de discuter, qui consiste simplement à avoir un échange éclairé sur divers thèmes pour avoir des avis différents.

QU’EST-CE QUE LA PLAINTE

La plainte est tout d’abord un exutoire. Elle permet de se défouler et d’alléger ce mal-être interne qui ronge. Elle a une fonction de décharge.
Au-delà de cette fonction, elle permet également “d’exister”. Nous pouvons d’ailleurs voir si il n’y a pas une corrélation avec des blessures de l’enfance en nous posant la question suivante :
– Qu’est-ce que je faisais étant jeune pour exister aux yeux de mes parents, pour attirer l’attention ?

Le fait d’exprimer une plainte nous lance à la recherche d’alliés. Évidemment, nous recherchons des alliés qui iront dans notre sens et non ceux qui pourraient trouver des solutions. Le triangle de Karpman montre alors le bout de son nez!
On rentre dans le jeu de victime-sauveur et si l’allié recherché se met en position de sauveur (la personne qui se plaint étant bien sûr la victime), la chose est mal prise. La victime se bloque et s’énerve et peut devenir la “persécutrice” de son sauveur.

Le fait de prendre mal telle ou telle réaction des personnes à qui nous adressons notre plainte est issu de la tendance à prêter nos intentions aux autres. On croit que notre façon de penser et d’aborder les choses est forcément la même chez l’autre.
Or, tout un chacun a une carte du monde bien à lui et une vision unique des situations diverses. La carte du monde est fonction des expériences, de l’évolution, de la culture, de l’éducation, …

LA PLAINTE ET LA PASSIVITÉ

Lorsque l’on passe beaucoup de temps à se plaindre, et de ce fait, n’agissons pas, on entre dans de l’auto-sabotage.
Il est bon de stopper ce fonctionnement au plus vite afin d’éviter que ce mode “plaintif” devienne un état-d’âme.
L’état-d’âme est ancré en nous. C’est notre humeur de tous les jours, notre façon de fonctionner au quotidien. Plus on habitue notre cerveau à être dans la plainte, plus cela fait partie de nous et nous représente.
Ainsi, notre développement personnel est au plus bas. Nous sommes alors en perte d’autonomie du fait de la déresponsabilisation totale de tout ce à quoi nous devons faire face (sans y faire face).

Attardons-nous sur le terme de “déresponsabilisation”.
Se plaindre sans chercher de solutions revient à dire qu’on ne peut rien à la situation exposée.
Mode passif activé !
Est-ce que la personne à qui je me plains peut me trouver une solution ? Oui, mais une solution que je veux moi !
Ceci nous ramène au complexe de Caliméro et au triangle de Karpman.

On entre dans un cercle vicieux. Le fait de se plaindre constamment relève de notre manque de contrôle sur nous-même et sur les diverses situations à l’origine de notre plainte. Le manque de contrôle augmente notre stress. L’augmentation de notre stress augmente notre complainte…

LA PLAINTE ET LE COMPLEXE DE CALIMÉRO

Si on entre dans ce fameux complexe de Caliméro, on veut avoir de l’attention. Il est vrai que le fait de se plaindre souvent, pour ne pas dire tout le temps, évoque une volonté de demander de l’attention. On reconnaît objectivement un désir d’exister aux yeux des autres, même si l’approche s’avère maladroite.
Les “plaintifs” volent la vedette en surenchérissant certaines situations. D’ailleurs, ce sont les rois de l’auto-sabotage avec cette technique de dramatisation.
Le problème de ce genre de comportement et de ce syndrome de Caliméro, c’est “la fuite” de l’entourage, trop las de subir les mêmes refrains. Le plaignant devient, malgré lui, une relation toxique aux yeux des autres alors que sa seule volonté est d’exister et d’être pris en considération. Malheureusement, la stratégie entraîne l’effet inverse.
Pourtant, les blessures des personnalités plaintives sont bien là et bien plus profondes que ce qu’ils expriment au travers de leurs plaintes.
Dans un sens, la plainte exprimée de manière si superficielle est en fait un déni conscientisé de traumatismes refoulés et non affrontés.

QUELQUES CONSEILS

1/. Observez-vous et essayez d’accepter les choses acceptables et de réduire le nombre de plainte que vous créez vous-même.

2/. Évaluez le niveau de souffrance que vous créez pour vous et le prix que ça vous coûte de vous plaindre constamment. Faites un tableau douleur/plaisir.

3/. Listez vos plaintes et relisez-les d’un regard neutre et objectif afin de voir si elles répondent à une logique absolue ou seulement à votre logique à vous, avec vos blessures et tout ce que cela implique.

Si vous vous reconnaissez dans cette description et que vous souhaitez en discuter avec moi afin que nous puissions voir quelle approche adopter pour changer de votre comportement plaintif, n’hésitez pas à me contacter via le formulaire de contact et à prendre votre rdv téléphonique gratuit de 15 minutes.


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