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L'ÉCOUTE ÉMOTIONNELLE

La colère : résultat du poids de nos insuffisances

Je sais que cet article va faire polémique, car j’ai testé son contenu en live et j’ai titillé certains égos.

NOS INSUFFISANCES

La colère n’est ni plus, ni moins, que le poids de nos insuffisances que nous allons mettre sur les épaules de la personne qui déclenche l’accès.
Effectivement, nous avons tendance à prêter nos intentions aux autres. Si une personne lambda ne fait pas comme nous voulons, ou comme nous aurions fait à sa place, cela peut susciter de la colère. Quelle est donc notre insuffisance dans ce cas là ?
Nous ne contrôlons pas les autres. Nous ne contrôlons pas leur réaction. Nous ne contrôlons pas ce qu’ils pensent.
Chaque insuffisance renvoie à un besoin non assouvi. Ici, le besoin de contrôle, ou encore de sécurité (cf la pyramide de Maslow).

Autre exemple (ce sont des exemples pris de commentaires écrits dans le groupe Existons sans réserve) : « ma colère vient qu’on ne m’écoute pas » (déresponsabilisation, ce n’est pas moi, ce sont eux !). « Je communique bien, mais ils ont une mauvaise écoute. »
Les critères d’une mauvaise écoute sont plutôt flous. Tout est basé sur une attente, et qui dit attente dit déception et donc colère.
Ici, le besoin de reconnaissance, ou encore de respect ou peut-être d’amour est non assouvi.

Encore un exemple frappant : « je suis en colère contre ce qu’il se passe dans le monde » (guerre, famine, maltraitance animale, …) Ici, on analyse le besoin de contrôle totalement bafoué, l’insuffisance est pesante, d’autant que nous parlons de choses “incontrôlable” ce qui entretient un mal-être grandissant.

Dernier exemple : « c’est ma réaction face à un trop plein, j’explose !« 
Trop plein de quoi ? D’avoir emmagasiné énormément de frustrations, de sacrifices ?
Le besoin d’estime, le besoin d’accomplissement peuvent ici être mis en avant, ainsi que le besoin de repos.

NOS COLÈRES SONT VARIABLES

C’est ainsi que nous ne nous mettons pas en colère pour les mêmes raisons. Tout cela est subjectif, en fonction de notre carte du monde, de nos expériences et de nos frustrations propres. Lorsqu’on parle de la tristesse, ça choque moins, mais la colère entraîne une déresponsabilisation : non, ce n’est pas ma faute”, ou le fameux “regarde ce que tu m’as fait faire” qui donne un pouvoir incommensurable à la personne en face de vous.
Nous préférons “péter les plombs” et derrière la honte vient nous submerger, car on sait, au fond de nous, que c’était une réaction inadaptée et non constructive. L’insuffisance est là ! Nous mettons le doigt dessus, mais nous ne la voyons pas, nous ne la traduisons pas, ce qui est générateur d’angoisse. Nous n’allons pas chercher au-delà de l’émotion.

QUE FAIRE ?

La colère envoie un message : une personne, un problème envahit mon espace physique ou psychique, ne tient pas compte de mes besoins et me manque de respect. Je dois rapidement imposer mes limites (je me protège, je suis menacé(e)).

Comment reprendre sa puissance face à cet élément déclencheur ?
Dur de redescendre lorsque l’émotion est haute. Se poser certaines questions peut aider à rétablir l’équilibre émotionnel :
Que veut exactement cette personne de moi ? (je me mets au centre de la situation)
Comment puis-je me protéger ? (je reprends mon pouvoir) ➡️ isolement, changer de pièce, respiration, …
À quel(s) besoin(s) me renvoie cette personne ? (on peut faire mentalement une phrase du style : « je suis en colère car mon besoin de …. est bafoué » et reprendre son pouvoir personnel suite à la prise de conscience, en posant des actions à son niveau pour répondre à ce besoin sans imposer à l’autre).

Si tu as tendance à avoir des réactions émotionnelles vives et que cela devient ingérable pour toi, viens en discuter ici lors d’un bref entretien de 15 minutes, ça n’engage à rien, et ça peut vraiment t’aider à y voir plus clair.

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